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  • NOM : Sísaala Labááre
  • TRADUCTION : les nouvelles des sissalas
  • LANGUE : sissala
  • STATUT : statut privé
  • RECEPISSE : 315/02/MIJ/CA-TGI/OUA/P.F. du 07/08/2002
  • DATE DE CREATION : 1992


  • HISTORIQUE DE LA CREATION : volonté de créer un document pour aider les alphabétisés à ne pas perdre leurs acquis
  • COORDONNEES : s/c AEP, BP 66 LEO, siège à Bourra, province de la Sissili, tél : 50 41 37 06 – 76 48 27 63 (rédacteur en chef)
  • TYPE D’INFORMATION : Journal d’informations générales
  • RUBRIQUES : actualité locale, nationale et internationale, jeux, contes, culture, sport, …
  • OBJECTIFS : promouvoir un environnement lettré en milieu rural, soutenir la post-alphabétisation, favoriser la formation continue des alphabétisés, être un  canal d’information et de sensibilisation pour les sissalaphones
  • PUBLIC CIBLE : les producteurs paysans alphabétisés en langue nationale sissala
  • PERIODICITE : trimestriel
  • TIRAGE : 1 000 exemplaires
  • FORMAT : A4
  • VOLUME : 12 pages
  • ZONES DE DIFFUSION : zone sissalaphone de la province de la Sissili et de la province du Ioba, vente au Ghana
  • PRIX DE VENTE : 100 FCFA
  • L’OURS : directeur de publication : ZOPOULA Gabriel, rédacteur en chef : NADIE Etienne, comité de rédaction : ZALVE Moïse, ZALVE Joseph, YALDIA Abel
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NADIE Etienne - Rédacteur en chef


  • LIEU D’IMPRESSION : Imprimerie du Kadiogo, Ouagadougou
  • LIEUX DE VENTE : centres d’alphabétisation, marchés, kiosques à café, distributeurs dans les villages, ressortissants à Ouagadougou
  • APPUIS FINANCIERS : subvention de l’Etat
  • APPUIS TECHNIQUES : AEPJLN
  • PERSPECTIVES : 
    - Obtenir un appui financier pour paraître régulièrement
    - Revenir à un tirage bimestriel

 


Extraits du n° 13


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Le Président du Faso de passage à Boura

C’est le 18 janvier 2004 que le Président Blaise Compaoré était de passage à Boura. Il était allé à Gaoua pour la journée nationale des paysans du Burkina. Chaque année, cette journée est célébrée.

 

C’est après la fête du paysan qu’il a jugé bon de prendre la route Diébougou-Léo pour voir la réalisation de la route, car cette voie devait être bitumée. A Boura, tout le monde était mobilisé à partir de 8h et attendait son passage. Et ce n’est qu’à 12h18 qu’il fit son apparition avec un cortège de véhicules blindés et un hélicoptère qui sillonnait tous les lieux depuis là-haut.


Tout le monde se bousculait pour voir le Président de la République et si possible serrer sa main. Depuis son accession au pouvoir, c’était sa première fois de fouler le sol de Boura. Les battements de mains, des chants et des pas de danse se faisaient entendre dans tous les coins de la rue, en lui souhaitant la bienvenue.


Mais comme il était seulement de passage, il n’a pas pris trop de temps et il est remonté dans son véhicule en disant en langue mooré : nindaaré ! Qui veut dire à la prochaine.


Mettons nos filles à l'école

au Burkina, sur 100 femmes, 17 seulement sont lettrées, et les 83 autres sont illettrées.

Cela est dû à plusieurs facteurs : la pauvreté des parents pour pouvoir mettre les enfants à l’école ; l’exploitation des enfants ; certaines pratiques coutumières et ethniques qui font que les filles ne sont pas priorisées à l’école. Certains parents se disent que s’ils mettent leurs filles à l’école, quand elles seront grandes, elles vont se marier et quitter la cour familiale, donc les dépenses qui ont été faites sont vaines.

Quand on parle d’éducation, ce n’est pas seulement "l’école du Blanc"  mais il y a aussi l’alphabétisation dans nos langues nationales. Les femmes s’inscrivent beaucoup mais quelques semaines après, elle disparaissent des classes, compte tenu des charges qu’elles ont : entretenir les enfants, préparer à manger, aller chercher le bois, …

Alors que ce sont elles qui peuvent bien gérer nos ressources pour faire partir la pauvreté, mais elles sont négligées. Aller à l’école ou s’alphabétiser nous aide à nous débrouiller dans la vie. Surtout du côté des femmes, la connaissance qu’elles ont peut beaucoup les aider dans le petit commerce. Alors cette année, l’Etat burkinabè a décidé de prendre en charge les filles qui vont à l’école, c’est l’un des engagements de l’Etat burkinabè. Alors inscrivons nos filles à l’école !